L’ingénieur CNAM : un ingénieur maison ?

En 2002-2003, à la demande du CNAM une étude a été réalisée sur « l’image des ingénieurs CNAM et de leur formation auprès des anciens élèves du Conservatoire et leurs employeurs ».
Je vous propose ici une synthèse du rapport.

Seize gestionnaires de ressources humaines (GRH) de grandes entreprises ont été interrogés sur leur perception des ingénieurs du CNAM.
Dans un premier temps ils estiment que les diplômés du CNAM sont des personnes courageuses, persévérantes et méritantes compte tenu de la charge de travail que cela suppose. Mais paradoxalement, ces étudiants sont vus comme des travailleurs acharnés ou laborieux, personnages austères, sans loisirs, sans épanouissement personnel,
en décalage avec leur temps.

Les ingénieurs invisibles

Les ingénieurs du CNAM sont très discrets, peu nombreux, et ne revendiquent pas leur appartenance en tant qu’anciens élèves du CNAM contrairement à ce qu’il est de coutume dans d’autres écoles. Ils sont assez peu connus des ressources humaines.

Tous les GRH connaissent néanmoins le CNAM, et ont au premier abord une bonne image de ses formations, surtout sur le plan technique, mais ils ignorent totalement leur contenu et leur organisation.

Le CNAM n’entretient aucun lien avec les GRH, comme peuvent le faire au contraire d’autres grandes écoles d’ingénieur qui ont des services dédiés à cela, mettent en avant leurs formations et proposent des partenariats avec les entreprises.

Le CNAM n’est pas pris en compte dans les classements des écoles d’ingénieur et les élèves qui en sortent sont perçus comme des ingénieurs maison.

Il n’y a aucune sélection à l’entrée du CNAM, et les DRH craignent d’avoir des techniciens promus ingénieurs, sans qu’il n’y ait eu de contrôle de la part de l’employeur. Chacun pouvant entamer une formation au CNAM, sans l’accord de son employeur. Ils craignent par la suite des revendications, et les conflits internes inhérents lorsqu’ils ne peuvent ou ne veulent pas y répondre favorablement.

Dans la suite de cette étude, l’ingénieur CNAM est classé en 3 catégories :

  • les ingénieurs en déficit comportementaux

Ils n’entrent pas dans le rôle attendu d’un ingénieur encadrant, mais restent cantonnés aux fonctions techniques. Les GRH ont davantage l’impression de parler à des techniciens qu’à des ingénieurs.
« Ils n’ont pas passé le cap »

  • les ingénieurs en déficit cognitifs

Ils ne réagissent pas de la même façon que les ingénieurs en formation initiale qui ont d’abord vécu pleinement leurs études avant de rentrer dans le monde de l’entreprise. Ils sont considérés comme des personnes privées d’un esprit de synthèse, trop spécialisés dans leur domaine, et trop techniciens.

  • les ingénieurs techniques

Les ingénieurs CNAM sont vus comme des experts en techniques, ce qui convient parfaitement à certains GRH qui estiment ne pas faire de différence avec un étudiant d’une école d’ingénieur traditionnelle.
Mais tous s’accordent à penser que les ingénieurs CNAM ne sont pas prédisposés à des fonctions d’encadrement.

Faut-il abandonner la technique…

Et pourtant le temps où il fallait d’abord être expert dans son domaine pour ensuite évoluer dans des fonctions de management est révolu. Désormais les entreprises recherchent directement des jeunes diplômés des grandes écoles pour les nommer responsable.
L’ingénieur CNAM perçu comme trop technique est en mauvaise position face à ce phénomène.
Les politiques de recrutement sont par ailleurs souvent imposées par les dirigeants de l’entreprise qui privilégient les grandes écoles dont ils sont eux-mêmes, la plupart du temps, issus.

Si la formation continue permet à des techniciens d’accéder au titre d’ingénieur, elle ne fait pas disparaître pour autant les frontières existantes entre ingénieurs prestigieux issus des grandes écoles et ingénieurs diplômés d’école de moindre rang.

Pour plus de précisions sur cette étude, je vous invite à consulter le rapport détaillé « Les ingénieurs diplômés du CNAM ou les limites d’une promotion sociale réussie » – Sophie Divay – Formation Emploi, 90p (2005) 37-50.

14 réflexions au sujet de “L’ingénieur CNAM : un ingénieur maison ?”

  1. Est ce qu’aujourd’hui cette enquête est encore valable ? Est ce que l’échantillon des DRH interrogés est représentatif ?

    A mon avis il y a une part de réalité dans tout ça. Quand je parle du CNAM (j’en parle peu) c’est vrai que les personnes extérieures ont toujours cette réflexion « ouahhh quel courage !!… » Mais est ce qu’ils ne me prennent aussi pour un fou, pour celui qui passe ses soirées dans ses cours, à réviser des partiels, écrire des rapports 🙂
    Et bien non, figurez vous que j’ai une vie en dehors du CNAM, avec plein de passions, plein d’activité, une femme, 2 filles, du temps pour elles. Je m’organise tout simplement… je dors pas assez par contre 🙂

    Sur les déficits comportementaux, c’est peut-être du au fait qu’au CNAM les enseignants ne sont pas sans arrêt en train de nous dire qu’on est les meilleurs du monde, comme ça peut être le cas dans les autres écoles où les étudiants ressortent avec une tête énorme.

    Quant à la promotion au sein de son entreprise, je pense que c’est plus simple de se revendre à l’extérieur plutôt que de demander une évolution en interne après l’obtention du diplôme. Y a un petit côté « je m’impose en tant qu’ingénieur, vous êtes obligé de faire avec maintenant », et j’aime pas trop ça.
    En revanche si l’opportunité se présente en interne pourquoi pas en postulant etc…

    Répondre
  2. « L’échantillon des seize personnes
    interviewées a été construit de manière
    à privilégier la diversité des points de vue, sans
    prétendre atteindre une quelconque
    représentativité.  »

    Le Cnam délivre des formations assez pointues en statistiques, pourquoi ne pas vous y inscrire ?

    Répondre
  3. J’ai lu ce rapport et je le trouve rédigé assez désagréablement « à charge ». Il pourrait en décourager plus d’un. Je ne pense pas qu’il soit tellement d’actualité ni tellement représentatif. Je trouve la formation d’ingénieur du CNAM assez complète et très comparable à celle d’autres écoles d’ingénieurs (en tous cas pour ma partie, la biologie). La CTI est visiblement d’accord avec ça elle aussi. Quant à « l’état d’esprit » et le côté « technique », cela ne me semble pas des freins à une progression de carrière. Le cursus d’ingénieur du CNAM nous fourni tous les outils pour devenir de magnifiques ingénieur(es) plein d’avenir. Néanmoins c’est vrai, comme tu les dis cnamien, très souvent les gens autours de moi quand je parle de ma démarche au CNAM, me disent « Rhololo t’es bien courageux… » sans même me demander en quoi consiste le cursus. Il nous manque quand même un peu de pub. Mais ça on peut le faire nous même et s’imposer un peu plus 😉
    A ceux qui veulent se lancer je leur dirait « Ne vous arrêtez pas à cette pseudo-étude, elle n’est pas représentative. » (comme nous le signalent si bien ses auteurs… Et d’où ma question, mais alors, quel est son intérêt ?)

    Répondre
  4. Ce que dit cette étude est vrai aussi pour d’autres écoles d’ingénieur et la distinction entre grande école et école tout court est réelle et durable, même chose pour les universités d’ailleurs.
    Quoi qu’il en soit, le CNAM est l’une des 4 écoles nées de la Révolution dans un esprit d’ouverture, de Lumières et d’abolissement de privilèges. Il offre une chance à tous de progresser sur les plans personnels, professionnels et humain car pour ceux qui suivent un cursus de bac au doctorat, c’est une expérience profondément enrichissante et pas seulement au niveau du salaire.
    Des ingénieurs CNAM réservés, excellents techniciens et peu visibles de leur hiérarchie, j’en connais. Il en est de même pour des diplômés de grandes écoles d’ailleurs. Mais je connais aussi des entrepreneurs, dirigeants et chercheurs qui sont passés par cette grande école, où l’on apprend à penser par soi-même et à devenir ce que l’on est.

    Enfin, une citation sortie de l’ouvrage de Félix Barbas « Les Pionniers » : « un polytechnicien construit des ponts qui s’écroulent et ne sait pas pourquoi, un ingénieurs des Pints construit des ponts qui s’écroulent et sait pourquoi, un ingénieur du CNAM construit des ponts qui ne sécroulent pas et ne sait pas pourquoi ».

    Répondre
    • decouvert avec 18 ans de retard !!! permettez moi d’intervenir. j’ai fais une carriere d’ingenieur, formation entre autre, cnam jusqu’au 3 em cycle sans en etre diplomé. l’on m’a toujours pris au sérieux, sauf vis a vis des ig sortant de grandes écoles, j’ai quand meme bien contribué à l’économie de mon pays, et, meme, bien entretenu financierement le fonctionnement des institutions, qui hébergent et nourissent ceux-ci. quand aux réflexions dédaigneuses des pairs sortant des grandes ecoles vis a vis de nous, cnamiens, dans ce cas allons se faire recruter par exemple aux usa, où, la capacité de réussir est essentielle, car la-bas, l’on ne travaille pas seulement, pour gérer sa carriere, on le fait pour produire des richesses, et les récompenses sont au rendez vous.

      Répondre
  5. Je trouve que cela correspond à ce que je vis au quotidien : soi technique et tais-toi !
    Peu importe que l’on ait des notions d’organisation ou de stratégie : la vision de l’ingénieur CNAM par les sociétés est borné…
    Ceci étant, le terme mobilité dans une entreprise est aussi borné : elles pensent déplacements géographiques et pas évolutions métiers…

    Malgré cela, je suis content de mon parcours atypique par le CNAM pour devenir ingénieur : je sais comprendre la vision des techniciens et des managers.

    Répondre
  6. « Il n’y a aucune sélection à l’entrée du CNAM, et les DRH craignent d’avoir des techniciens promus ingénieurs…. » Incroyable et pitoyable bêtise et méconnaissance totale du CNAM !!!!
    Doit on comparer la sélection à l’entrée type Concours où par chance à 20 ans on entre dans une prestigieuse école dont on est sur de sortir diplomé, la sélection à l’netrée étant passée, et ces étudiants fiers à 60 ans de vous citer non pas leurs réalisations professionnelles mais la promo de la « prestigieuse école » dont ils ont réussi le fameux concours d’entrée!!!
    La sélection au CNAM est simple et se pratique au quotidien sur soi même après une journée de travail, suivre ses cours faire ses devoirs après avoir aidé ses enfants, une sélection qui chaque jours vous rappelle que rien n’est acquis et qu’il faut persevérer et faire preuve d’humilité, cette sélection se pratique tout au long du cycle et non une seule fois à l’entrée…

    Répondre
  7. Je suis ingénieur CNAM, diplômé en 1993. J’ai passé deux ans à l’INSA Lyon en 1980 et 1981 en classes prépa, sans travailler du tout la seconde année (donc viré).
    Au Cnam, dès 1985, avec un DUT d’électronique en poche, j’ai fait toute la filière d’acoustique, avec un professeur génial : Jacques Jouhaneau.
    Il m’avait, à l’époque, réconcilié avec les études, de par sa grande ouverture humaine.
    J’ai pris mon temps, et j’ai étudié avec plaisir (ce qui n’était hélas pas le cas en prépa). Mais le cycle C fut dur, et l’année du mémoire aussi. Le CNAM, c’est dur parce que ça dure, et qu’on travaille à côté.
    C’est de plus en plus dur au fil des années, rien n’est jamais joué.
    Mon année de mémoire à EDF, à la Direction des Etudes et Recherches, dans une étude combinant acoustique et calcul scientifique, a donné lieu à un mémoire de près de 200 pages. J’ai eu 18 et ai terminé avec la mention bien.
    Ca n’est de loin pas facile de devenir ingénieur CNAM, ça demande de la persévérance, et le niveau requis en mathématiques est élevé. Et je peux comparer.
    En revanche, à l’époque, ma formation fut seulement scientifique et technique, pas d’ouverture au côté managérial.
    A la DER, j’ai cotoyé des polytechniciens, centraliens, gadz’arts, supelec, et même un normalien thésard vraiment brillant. Bon, c’était le haut du panier, et je voyais bien qu’ils carburaient à la vitesse supérieure (un centre de recherche de haut niveau, il est vrai).
    J’y ai fait du bon travail, en donnant le maximum.
    Ma conclusion : le CNAM est une bonne école, mais il est certain que si l’on veut des ingénieurs qui ont un turbo dans le cerveau, il vaut mieux recruter, en général, parmi ceux qui ont réussi les concours les plus difficiles. Mais, est-ce le seul critère ? Là est la question. Vitesse et compréhension logique n’impliquent pas créativité.
    Nos technocrates sont souvent issus des meilleures écoles, mais question terrain ils sont nuls, déconnectés de la réalité, et du point de vue des relations humaines, c’est encore une autre histoire…
    A l’arrivée, je dirais : crée ton job, et on verra ce que tu vaux hors des systèmes.
    Tu ne réussiras pas avec tes titres, mais avec ta valeur.
    C’est l’aventure que je suis en train de mener.

    Et pour finir : le CNAM te permet de continuer tes études, hors des sentiers battus, de retour de l’école buissonnière. Le principe est génial, vraiment démocratique. En plus, c’est quasiment gratuit. Là, je dis vive la République !

    Répondre
  8. Bonjour,

    je suis également ingénieur du CNAM ( formation 2 ans) puis soutenance 2002.
    Je travaille dans un grand groupe, souvent je développe des projets que personne ne veut prendre… toujours déployer avec succès en tout cas jusqu’à présent mais quand il s’agit de demander ma promotion c’est toujours quelqu’un d’autre qui est promu avec les résultats de mon travail. çà fait 11 ans que çà dure, et dernièrement j’ai été nommé officiellement et puis réorganisation pour être rétrogradé par ma nouvelle hiérarchie qui a pris mes fonctions (mais voulait toujours que je fasse le travail, la petite main quoi !) en voulant me faire signer des papiers… (que je n’ai pas signé) un truc incroyable je n’avais jamais vu çà ! effectivement être CNAM relève parfois de l’exploit ! Comment peut-on traiter une personne ainsi ? C’est dur. aujourd’hui je ne vois pas comment je vais m’en sortir après 9 ans dans cette boîte !

    Répondre
  9. Bonjour,

    Force est de constater que l’article dit « vrai ». On peut effectivement trouver des exemples qui disent le contraire mais le quotidien du vivier « ingénieur CNAM » est bien celui qui est décrit. Pire même et malheureusement, je dirais aussi que l’ingénieur CNAM a une longueur d’avance sur les techniques de management et d’organisation de l’entreprise. En plus d’un cursus « technique et scientifique » très poussé, leur longue marche vers le diplôme leur a appris à analyser les situations sociales comme sociétales qui les entourent. Et bien sûr, ça ne plait aux élites qui préfèrent une méthode/recette apprise et appliquée/instrumentalisée à une situation. L’ingénieur CNAM lui a une activité intellectuelle et cherche la recette. C’est probablement les raisons de sa discrétion. Mais comprenez qu’avec cette démarche, il n’adhère pas vraiment avec le manuel de « Gestion des Ressources Humaines ». Le GRH qui a un doctorat de « psycho-machin » et qui vous parle de déficit cognitif chez les ingénieurs CNAM ressemble plus à un charlatant qu’à un psychologue. Mais c’est vrai que mettre des mots savants donne plus de poids à la dévalorisation des diplômés.
    Bref, j’ai aussi fait le CNAM (en électronique) comme d’autres collègues. Ce parcours rappelle trop nos origines sociales et culturelles et dans la cours des grands, elles font tâches. Leur morale leur permet de vous faire les louanges du courage mais pas de vous accorder un respect (Et là, je ne parle pas de la reconnaissance car je m’en fous complètement). Pour ma part, je n’ai jamais oublié d’où je venais qui a certainement contribué à un activisme militant. Et ils aiment encore moins…

    Christophe

    Répondre
  10. Bonjour à tous,
    Comme beaucoup d’ingénieur CNAM, j’ai eu un parcours atypique, un vrai choix personnel de vie commencer par le bas pour grimper au mérite et être légitime sur le terrain. J’ai commencé comme sous-off mécanicien dans la marine nationale, après une prépa par correspondance j’ai intégré l’école navale 5ème au concours en 2004 et je me suis fait viré en fin de première année pour raisons disciplinaires (on m’en a fait baver parce que le recrutement interne était mal perçu! D’ailleurs le recrutement interne est terminé depuis 2013) j’ai repris le cursus CNAM et ai été diplômé ingénieur en énergétique avec un parcours de formation en machines et moteurs avec mention bien à ma soutenance avec 16/20.
    J’ai des éléments de comparaisons qui me permette à titre individuel de m’inscrire en faux contre ces propos (d’un autre temps?). Déjà d’un point de vue scientifique le CNAM est nettement plus poussé que navale (source mon expérience propre et mes anciens camarades de promotion qui n’ont jamais rien pigé aux cours du CNAM). Pour avoir fait le concours navale, et bien je peux dire que le CNAM demande le même investissement que ce que l’on donne pour un concours, chaque UE est un challenge et l’obtention n’est pas évidente, il faut avoir 10/20. A navale les UE sont composées d’UV et on peut obtenir une UE avec des notes aux UV<10 car il y a compensation entre UV et les profs peuvent quand même attribuer l'UE même si la note globale est inférieure à 10…en gros c'est cadeau! (mon explication n'est peut être pas très claire mais est représentative de l'opacité qui règne dans ces "grandes" écoles.
    En terme d'intégration des ingénieurs CNAM et bien mon expérience personnelle montre que c'est vendeur le CNAM (justement c'est le fait que je sois CNAMIEN qui a fait que je sois recruté car c'est synoyme de capacité à évoluer en permanence, de courage de persévérence, de force de conviction et de légitimité sur le terrain comme en bureau).
    Enfin je concluerai, nous ne devons pas avoir honte de ce que nous sommes, bien au contraire et je rajouterai pour ceux qui douteraient de la valeur des CNAMIENS le CNAM a été l'une des 10 premières grandes écoles en France quasi en même temps que l'X…

    Répondre
  11. Ingénieur CNAM en informatique, cela ne m’a pas empêché, comme Maître Assistant, d’avoir enseigné l’algorithmique et les méthodes de programmation dans une « Grande » Ecole d’ingénieurs. Et je n’ai jamais eu le sentiment d’être « déclassé » auprès des collègues ingénieurs des Mines ou de Centrale. Naturellement, nous ne pouvons pas avoir la prétention de nous comparer a des polytechniciens (ceux dont l’activité est restée d’ordre technique ou scientifique ; quant aux autres …..)

    Répondre
  12. J’ai mis 6 ans à passer de +4 à +5, histoire de légitimer le titre d’ingénieur et de cadre qu’on m’a accordé dès mon embauche en SSII…Je n’ai sacrifié ni ma vie sociale, ni ma vie de famille. Aujourd’hui j’ai fini et pour autant je n’en tire (à ce jour) aucun avantage. Je continue à me battre contre la sacro-sainte grille de salaire qui fait qu’un jeune dip sortant d’une boîte classée A+ peut toucher plus que toi qui connaît ton job sur le bout des doigts et bosse depuis 15 ans.. Quand au manque de vie sociale, que dire de ces ingénieurs qui sont passé par des prépas dans lesquelles ont leur demande d’abandonner tout pendant les 2 années qui leurs permettront de devenir l’élite de la nation… Stop à la consanguinité et à la pensée unique. La richesse vient de la diversité de parcours et d’opinion. Longue vie au CNAM.

    Répondre

Laisser un commentaire