Planche de Bédu ( dessinateur ) et de Cauvin ( scénariste ) tirée de l’album BD ” Les Psy n°6 ” planche n°93. Editions Dupuis

Voilà 5 ans que je suis en formation continue au CNAM. L’histoire n’est même pas terminée car il me reste le stage et le mémoire, mais je peux déjà me poser la question (que tout le monde vous pose d’ailleurs) « et si c’était à refaire ? ».

Et bien pour commencer par le commencement, en 97, après mes deux années d’échec cuisant en médecine, je me serais sans doute orienté vers l’ostéopathie. Bon je ne connaissais pas encore cette discipline, maintenant c’est un peu tard. J’ai finalement choisi la voie de l’informatique ce qui n’est pas mal non plus.

A l’issue de mon stage de fin d’étude à l’IUT, j’ai pu être embauché dans mon entreprise d’accueil. L’ambiance était jeune, sympathique, dynamique, c’était en juillet 99, les débuts d’Internet, il faisait chaud, je développais des sites web, l’équipe était sympa, on s’amusait bien, on s’arrêtait de travailler pour regarder l’éclipse solaire (si si souvenez vous c’était même le 11 août 99), je travaillais dans le quartier de la défense, la patron nous offrait le resto tard le soir, il n’y avait pas d’horaires fixes, on partait en séminaire… whouuaou mais c’était les vacances !! Ouais, presque… si bien que je me suis dit que c’était finalement pas si mal le terrible monde du travail et que le DUT serait suffisant pour moi.

1999 analyste programmeur -> 2000 développeur Lotus Notes -> 2001 – 2006 développeur NTIC (php)-> 2006 à aujourd’hui Chef de projet MOA

Mais il faut TOUJOURS écouter sa maman (et en l’occurrence surtout ses professeurs). Eh oui… en juin 99 ils m’avaient pourtant incité à poursuivre mes études.

En 2005, c’était peut-être lié à mon environnement professionnel, ou à mes projets devenus un peu routiniers, ou encore à moi tout seul, mais je me suis senti comme dans une impasse. Comme si plus rien n’était possible. J’avais surtout perdu confiance en moi.
Et c’est un petit peu ce qui m’a poussé à suivre une formation au CNAM. Je n’avais pas d’objectif professionnel précis.

Dans un premier temps il me fallait renforcer mon CV en validant un diplôme.
Si je me fie à la pyramide de Maslow, jusqu’en 2005 j’étais au niveau 4 ou 5, surtout parce que je ne me posais pas trop de question sur l’avenir, et à partir de 2006 je suis redescendu soudainement au niveau 1.
Je n’ai trouvé que le CNAM pour espérer remonter les échelons de la pyramide. :)

Parallèlement, j’ai eu la possibilité de changer de secteur dans mon entreprise, en rejoignant la direction de la Maîtrise d’Ouvrage… Les expressions de besoins, les cahiers des charges, les recettes, les réunions… ça me connaît.

Le CNAM était une bonne idée, mais je pense que ça m’aurait été plus bénéfique si je m’étais lancé dans l’aventure en étant encore en Maîtrise d’OEuvre (développeur). J’aurais au moins pu mettre en application les cours que j’ai suivis.



Le CNAM m’a ouvert l’esprit, m’a remotivé, m’a fait découvrir des matières que je ne connaissais pas (décisionnel, recherche opérationnelle), m’a fait rédiger des tonnes de documents, m’a obligé à préparer des exposés… Et cette formation me permet désormais de passer la barrière des RH lorsque la petite mention bac+4/5 est présente dans l’annonce à laquelle je postule. Car j’ai pu remarquer que même si le diplôme n’est pas encore dans la poche, le fait d’indiquer EICNAM sur le CV, ouvre les portes un peu plus facilement. Mais la question est maintenant de savoir si avec ma seule expérience professionnelle j’aurais eu les mêmes levées de barrière qu’aujourd’hui.

Et là je ne peux pas tellement répondre.